Les peintures à l'huile d'andré hambourg
Saint-Rémy-de-Provence
Je souhaite vivre assez longtemps pour m’exprimer en peinture encore plus librement. C’est ce que j’essaie de faire quand, à Saint-Rémy, face à mon chevalet, je ne pense plus qu’à peindre. Le soleil tourne, la lumière bouge, et me pose ce problème qui m’empêche, je l’espère de me scléroser, mes pinceaux courent après eux, devant mes oliviers dont la couleur change sans cesse.
André Hambourg
Premier séjour d’André Hambourg pendant l’été 1942, qui depuis sa démobilisation en 1940, s’est rapproché des réseaux de la résistance, et notamment de Georges Elgozy. Alors en mission en zone sud, il découvre Saint Rémy. Son ami Albert Brado lui indique l’hôtel de Provence, chez Madame Onde, où sa mère le rejoint. L’établissement des Alpilles lui inspire ses premiers paysages provençaux qu’il expose de retour à Oran, galerie Coline en octobre 1942. Il peint Antoine, le gardien de la Maison des Fous. Le père Gérôme aumônier du couvent Saint-Paul où Vincent Van Gogh a vécu un demi-siècle plus tôt, accueille avec le docteur Leroy, médecin de l’asile, André Hambourg.
Il revint à Saint-Rémy en 1950 en compagnie de sa jeune épouse Nicole. Le couple loge à l’hôtel Ville Verte, place de l’église et occupe la chambre qui fut celle de Charles Gounod lorsque le compositeur écrivit Mireille. Avec sa Normandie et Venise, Saint-Rémy-de-Provence est le lieu identitaire de la peinture d’André Hambourg. Il immortalise les paysages entre les Alpilles et la Durance, les collines et les plaines, les cyprès, les oliviers et les lavandes, les pierres et les herbes odorantes sur l’ancienne route des Baux, Maillane et Barbentane.
C’est en 1976 qu’André Hambourg installe un atelier à Saint-Rémy-de-Provence au milieu des oliviers peints par Van Gogh. Ces derniers étaient menacés de destruction par un projet immobilier.
Plus de 150 toiles, de Saint Rémy et de ses environs, y ont été créées.