Les peintures à l'huile d'andré hambourg
La Marine Nationale
Il allait partout, il voyait qui il voulait!
Comme il était un homme de contact, il s’est fait rapidement des amis à tous les niveaux de la hiérarchie, du plus jeune des matelots au commandant »
Vice-Amiral Bonnot Commandant de La Jeanne d’Arc
La rencontre d’André Hambourg avec la Marine Nationale remonte à 1943. Les années de guerre l’ont mené de Casablanca à Oran. Dans l’attente d’organiser la section de camouflage, il est requis par le régiment du génie. Réclamé par le colonel Salan, il est affecté au 2ième bureau comme rédacteur et dessinateur au journal Combattant 43 destiné aux soldats. C’est sous le pseudonyme de André Hache qu’il rédige ses premiers articles illustrés de croquis.
En 1947, la Marine Nationale se manifeste à nouveau et propose à l’artiste une mission sur le cuirassé Le Richelieu. A bord, il dessine avec frénésie, le trait est spontané dans sa saisie d’un exercice dangereux et d’une stupéfiante exactitude compte tenu de sa rapidité, alors que sa palette s’accorde aux lumières transparentes et nacrées d’une atmosphère marine et céleste conjuguée.
Le 17 janvier 1952, André Hambourg est nommé Peintre Officiel de la Marine. Peintre agréé, il est nommé par arrêté ministériel à l’issue du Salon de la Marine pour une période de trois ans renouvelables.
En 1954, une nouvelle mission est proposée au jeune Peintre agréé puis en 1961 il découvre le Colbert.
Une nouvelle mission l’appelle en mai 1963 sur le croiseur De Grasse. Aucune toile ne sera réalisée, mais une moisson de 245 dessins et une quantité d’aquarelles sont exécutés à bord et lors des escales qui ponctuent l’itinéraire qui couvre la Grèce, les Cyclades, Rhodes, Corfou et Venise.
L’artiste retrouve Le Colbert en 1966. Cette fois le croiseur se rend au Liban et en Turquie.
A la fin des années 70, une nouvelle mission du ministère de la Défense l’invite à la commémoration de la bataille de Yorktown ainsi qu’aux cérémonies du deuxième centenaire des États-Unis au cours desquelles le Président Mitterrand offrira une œuvre d’André Hambourg au Président Reagan.
En 1983, âgé de 73 ans, l’artiste reçoit une nouvelle feuille de mission et embarque à Abidjan pour un tour du monde à bord du porte hélicoptère La Jeanne d’Arc accompagné de l’escorteur Commandant Bourdais. Les bâtiments sillonnent l’Atlantique et font escale à Sainte-Hélène, Rio de Janeiro, Kourou, Fort de France, Les Saintes, La Guadeloupe, Pointe-à-Pitre, Saint-Barthélemy et Porto Rico. André Hambourg n’a cessé de peindre et de dessiner à cette occasion.
Il se prépare à sa seconde mission sur La Jeanne d’Arc le 17 décembre 1984 sur laquelle il embarque à Papeete. Cette année La Jeanne navigue dans le Sud-Est asiatique, Bora-Bora, où André Hambourg retrouve son ami Paul-Emile Victor, Nouméa, Guam, Tokyo, Corée du Sud, Hong-Kong, Singapour, Penang, Djibouti, Aqaba, Port-Said, Alexandrie, Alger puis Brest où la Jeanne arrive en mai 1985.
Une ultime mission, en 1986, le ramène sur La Jeanne d’Arc à destination de New York pour le centenaire de la statue de la Liberté.
André Hambourg participera fidèlement au Salon des Peintres de la Marine jusqu’à la fin de sa vie, ayant été nommé, le 1er janvier 1974, Peintre Titulaire après quatre périodes consécutives.