Les peintures à l'huile d'andré hambourg

Les plages de Deauville et Trouville

Sur la plage blanche, il écrase cette impalpable poussière qui tient de l’aile de papillon et du pollen du tilleul. Il assortit chaque nuance avec le soin des Japonais de la grande époque pour donner au paysage le plus de résonance possible. Ce que retient Hambourg d’un ciel, c’est avant tout sa densité. Hambourg est un peintre atmosphérique et un peintre d’atmosphère.

Jean Bouret dans Arts 1950

Trouville 1952
André Hambourg peignant sur la plage de Trouville en 1952

L’histoire de la peinture est émaillée de ces rencontres privilégiées entre un artiste et un lieu au point que celui-ci l’identifie irréversiblement.

C’est au début des années cinquante qu’André Hambourg ressent le besoin permanent de répondre à l’appel du large et de ses lumières changeantes. L’enclave honfleuraise n’est plus suffisante à celui qui rêve de peindre la lumière, attentif aux séductions changeantes de la nature, et c’est tout naturellement que le peintre épris des panoramas normands établit son atelier à ciel ouvert sur les plages de Trouville et de Deauville.

André Hambourg devant sa cabine à Deauville
André Hambourg à Deauville, devant la cabine atelier qu'il louait et qui porte désormais son nom

De sa fenêtre à La Thillaye, il prend la température du ciel, jauge de ses métamorphoses, consulte les bulletins météorologiques, les horaires des marées et part rejoindre, en toutes saisons, sa cabine atelier de la plage.

Il faut ajouter deux cabines louées par le peintre, une sur la plage de Trouville et une autre sur la plage de Deauville pour ranger son matériel.