Les peintures à l'huile d'andré hambourg
Le port de Deauville et Trouville
Il aime les horizons bas, les grands ciels mouillés, les sables ocre clair et les eaux glauques, un peu limoneuses. Mais dans cette subtilité quasi monochrome, il sait noter les valeurs distinctives et surtout répandre cette nacre délicate que dispensent les soleils d’automne et d’hiver
Louis Chéronnet dans Opéra
Depuis 1950, André Hambourg passe tous ses étés en Normandie. Lorsqu’il ne peint pas à La Thillaye, il s’installe à Trouville ou Deauville pour peindre la plage, mais aussi leur port respectif.
Les bateaux (voiliers et chalutiers) qui évoluent dans les bassins, prêts à sortir du port, installent un rythme discret en reliant chaque élément.
Le sujet est parfaitement cadré, et tout prend sa place en fonction de la lumière. La force secrète du tableau résulte de la maîtrise atteinte par André Hambourg. Plus la touche s’allège, plus forte est la puissance de suggestion.
Nerveuse, elle éclabousse telle une vague en dispensant une myriade de taches juxtaposées. La couleur incite à la rêverie, l’espace à l’imagination. Celle-ci stimulée par la vue des bateaux appelle à l’évasion.
André Hambourg pratique un réalisme actif, dynamique, inspiré. Toute sa peinture nous rappelle qu’il nous faut chercher au-delà de l’image et des évidences trop manifestes pour appréhender le monde qui nous entoure et son essence profonde.
Le peintre perçoit de la nature un ensemble perpétuellement mouvant de taches lumineuses, diversement colorées dans lesquelles il reconnaît des formes.
Leur vraisemblance viendra de sa capacité à traduire la masse, la profondeur, la lumière par le travail de la matière, opaque, aérienne, palpitante, suspendue, pour une création inédite, un composé unique dont la saveur a le goût familier de ce que nous connaissons mais que nous n’avons pas su regarder.