Les peintures à l'huile d'andré hambourg
La Côte d'Ivoire
Je n’ai pas d’imagination, j’ai donc besoin de la nature pour m’exprimer. J’admire en permanence ce qu’elle m’offre. J’y découvre peut-être ce que d’autres ne voient pas. Je n’ai pas changé depuis mes débuts, je peins librement, seule la technique a évolué, comme elle évoluera encore, je l’espère, jusqu’à ma dernière toile.
André Hambourg
En 1971, André Hambourg effectue un premier voyage en Côte d’Ivoire et séjourne à Abidjan en compagnie de son épouse Nicole.
Voilà le peintre immergé dans une effervescence humaine, une explosion de vie comme il aime. Tout l’émerveille. La beauté des paysages, la simplicité d’une population encore rurale.
La lagune Ebrié qu’il peint à toutes les heures de la course du soleil le fascine. Les matins réservent les noces du ciel et de l’eau dans des symphonies de gris. Celui qui privilégie la lumière dont il transcrit les nuances féeriques, renouvelle la magie visuelle des levers et couchers de soleil observés de l’Hôtel Ivoire.
Il découvre un soleil brûlant, écrasant sur Le Marché aux Moutons. Pense-t-il à Van Gogh qui hante ses champs d’oliviers à Saint-Rémy ? L’ivresse picturale est à son comble.
Rien n’échappe à la sagacité de son regard réactivé par le moindre détail. Il est au cœur des villages, sur les routes où l’on croise des zébus et leurs gardiens, à l’ombre du fromager de Dabou, sur les marchés grouillant d’activités des femmes en boubous chatoyants, ballots en équilibre sur la tête, des petits marchands. Rarement l’artiste aura été confronté à une telle explosion de couleurs.
Dans une synthèse hallucinante, les silhouettes prennent réalité des touches vives et contrastées des étoffes, des attitudes qu’il note par ailleurs sur des carnets de croquis. La spontanéité du trait, sa justesse campent immédiatement la scène avec une économie de moyens par le seul recours au crayon. Pudeur et pertinence des notations, à la suite de Marquet.
André Hambourg reviendra en janvier 1975, en décembre 1983 et début 1984 où des missions à bord du Commandant Bourdais et de la Jeanne d’Arc le retrouvent à Abidjan.